Mémoire de Maxéville »Divers souvenirs d'hiver -Acheter sur Amazon -46 % Réduction





Un groupe de volontaires a participé à un atelier d'écriture sur les souvenirs d'hiver à Maxéville, découvrez leurs textes!

Dans les années 75-80:

"Il y avait de beaux hivers avec" belle neige "qui ont tenu. Toutes les familles avaient des traîneaux, de beaux traîneaux en bois qui avaient même servi plusieurs générations.

Notre quartier, les villes Solvay a eu la chance d’être au bord d’un vaste champ au-dessus duquel passaient nuit et jour les charrettes qui transportaient le calcaire extrait de la carrière à la fabrique Dombasle, qui le transformait en différents produits finis.

Ce grand terrain escarpé est devenu une piste de luge avec même des marches, nos enfants ont passé de beaux moments jusqu'à la tombée de la nuit et même les mères partageaient un peu de cette atmosphère hivernale, du bonheur simple. Les champs, les chariots, il n'y a que des vieillards comme moi qui peuvent vous le dire. Si vous passez la rue Ramstein Miesenbach, imaginez des enfants qui rient, des batailles de boules de neige plutôt que des maisons et des bâtiments. "

Annie

Hivers des années 40 à 50:

"Ils étaient peut-être plus rigoureux que maintenant. C'était plutôt que les vêtements ne convenaient pas. Nous portions des galoches (semelles en bois).

En hiver 44-45, il y avait des troupes américaines stationnées dans des wagons de la SNCF et pour aller les voir, j'avais de la neige jusqu'aux genoux.

Comme la chaîne était gelée – environ dix centimètres -, nous avons glissé et joué au hockey avec un caillou et un bâton.

Nous ramassions du charbon sur les voies ferrées. Dans les maisons, le chauffage se faisait uniquement avec un poêle à charbon. Il y avait glace sur les fenêtres.

La neige est restée tout l'hiver. Il n'y avait pas de chasse-neige. Nous mettons des cendres devant la maison. Nous allions ramasser le bois mort dans la forêt de Bellefontaine. "

Joseph

Le canal :

Hiver 1954: en janvier et février, sur Nancy et ses alentours, les points les plus bas sont à -18 °

Hiver 1956: tous les mois de février de -15 ° à -25 °. Épaisseur de la glace sur les canaux de 25 à 30 cm.

"A cette époque, je vivais au 71 route de Metz au 1st étage, de nos fenêtres que j'avais vu sur le National et le Canal. Deux barges fissurées par la compression de la glace malgré les efforts des bateliers.

Les péniches de cette époque étaient en bois tiré par une corde. Les hommes, les femmes, les enfants travaillaient parfois, les plus lourds étaient tirés par des chevaux. "

Jean-Pierre PHILIPPE

Noël entre nous …


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"Nous Nous étions un groupe d'amis ayant participé à de nombreuses activités dans la paroisse. Nous avions rouvert la maison des jeunes pour s'amuser ensemble.

Pour Noël 1966 ou 67, nous avons décidé de passer une soirée pour Noël entre nous.

À la demande du père Renard, nous devions accueillir pour la soirée un groupe d'hommes polonais qui venaient d'émigrer au travail.

Pendant quelques jours, nous avons nettoyé, bricolé, préparé notre chambre pour ce soir.

Nettoyez le baby-foot, graissez les barres, remplacez la table de ping-pong et surtout … le bar. Peut-être le plus fastidieux l'introduction de la déco et du sapin traditionnel.

Dans la soirée, tout le monde est arrivé avec quelque chose à dépenser pour passer une bonne soirée: des boissons (beaucoup d’alcool) toutes sortes de nourriture et surtout des disques donnant une atmosphère à cette soirée.

Nous sommes allés de la table au Babyfoot ou à la table de pingpong. Nous chantions toutes sortes de Chansons. Nous avons même eu des fêtes de belotes.

Nous avons fini assez tard avec le journal de Noël et le champagne.

C'était une grosse soirée … et nous étions très fiers de notre fête. Cela a généré d’autres activités aussi agréables à réaliser qu’une bande dessinée "Le Fantôme du Régiment" et la comédie musicale "Maxéville le Pont".


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Dans le groupe nous avons eu:

Alain BERNI, Jean-Pierre BUZY, Noël CORNET, Robert DANTONEL, Jean-Marie LOCKERT, Bernard PERRIN, Jean-Marie PIERRON, Jean-Paul ROBINET, Alain Streiff. "

Jean-Marie PIERRON

Mes souvenirs des hivers de Maxéville dans les années 1950/1960:



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Le plateau du Haut-du-lièvre sous la neige avant toute occupation urbaine

"Commun à tous les hivers à Maxeville le froid, sous ces différentes formes: température, neige, glace. Mes vêtements et ma nourriture quotidienne me permettaient de le supporter plus ou moins bien.

Avec la neige, il y avait des tâches de déneigement pour les passages et soulager les arbres qui pliaient sous son poids et se séparaient parfois; le portage de charbon au four qui devait être nettoyé; des lapins à nourrir; mais aussi luge ou luge sur toutes les pistes praticables: H.D.L (vision de mes premiers skieurs), essaims … combats de boules de neige, constructions de bonhommes de neige.

Pour la glace: le gel pourrait sécher l'arrivée des eaux ou même casser les canalisations, rendre inutilisables les toilettes extérieures, les lavoirs, mais aussi de superbes glissades plus ou moins dangereuses sur le canal ou les étangs.

La basse température a apporté de la glace sur les carreaux à l’intérieur des fenêtres et des chaudières au fond du lit. Même des cérémonies comme celles du 11 novembre et la messe obligatoire du 24 décembre à minuit m'ont permis de savourer la chaleur des intérieurs.

Je me souviens également des inondations de la Meurthe envahissant quelques maisons et usines et d'un couarail familial où il était fait mention du déneigement obligatoire de la rue Courbet par les résidents, imposé par les autorités nazies.

Je me souviens également des travailleurs de Solvay qui se sont rendus à leur lieu de travail, passant près du cimetière et traversant ensuite les bois; les mineurs de l'ARBED qui remplissaient les voitures sous les Tramis; agents du conseil municipal en charge de la collecte des ordures ménagères avec un camion garé rue Courbet. "

Luc FORCHER-STAUFFER

Les enfants de J.B Thierry chez les Américains:


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"M. CHEVRIER, le chauffeur (entre autres) nous a amenés au camp américain de Velaine-en-Haye, nous étions quinze dans une fourgonnette Peugeot, avec deux bancs en bois.

Les Américains nous ont gâtés, ils nous ont offert des jouets (bâtons de couleurs), des collations. Je me souviens qu'ils ont projeté le film "Laurel and Hardy" en anglais. Nous avons été impressionnés par le camp et heureux d'être accueillis comme ça. "

Christian Gérard

La carrière Solvay de Maxéville en hiver (1920-1984):



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La carrière du Nord par temps glacial

"Une carrière est une exploitation à ciel ouvert. Elle est donc totalement exposée aux intempéries. La carrière de Solvay à Maxéville n'échappe pas à cette réalité. Le personnel qui y travaille est pleinement exposé à toutes les variations atmosphériques, de la chaleur plus ou moins suffocante de l'été au froid, parfois très froid, l'hiver.

Curieusement, personne ne se plaint et peu de soldats échangent ces conditions avec ceux de leurs collègues de l’usine Dombasle, qui travaillent à l’abri de bâtiments industriels le plus souvent chauffés par les équipements de production.

Néanmoins, l’hiver soumet des organismes qui sont durcis et assaisonnés à un test sévère. Les dynamiteurs, qui préparent des coups de feu au sommet de la face verticale de 24 mètres, subissent les assauts du vent et de la pluie glacée.

C'est également le cas des conducteurs des perforateurs qui percent les trous destinés à recevoir l'explosif et qui restent immobiles à côté de leur machine. Seuls les opérateurs de machines bénéficient d'un habitacle chauffé.

Mais l'épisode le plus redouté est la neige. Cette neige, qui se mêle au calcaire abattu au pied de la face lors du chargement, s'accroche insidieusement par couches successives aux parois métalliques des camions, des dispositifs de broyage et de tri mécaniques, pouvant parfois provoquer la paralysie de la production.

C'est avec la pioche, la masse, le marteau-piqueur que ces adhérences doivent être détachées.

Ce phénomène se produit également au bas des petits bennes du transporteur aérien qui transporte le calcaire extrait de la carrière jusqu'à l'usine de Dombasle. Déséquilibrée par le poids de ce matériau collant au fond, la vidange par rotation du corps du corps est incomplète. Il faut ensuite renforcer les équipes en charge du basculement. Un opérateur bien placé frappe le fond du godet pour tenter de détacher ces derniers agglomérés fins.

Ce sont des emplois épuisants qui nécessitent une rotation fréquente des intervenants.

Ces conditions exceptionnelles, heureusement à court terme, qui mettent le personnel sous forte pression, sont bien acceptées par les personnes concernées. Cela crée dans ces circonstances une sorte d'émulation, chaque impression étant que c'est grâce à leurs efforts que la continuité de la production sera assurée. "

Michel SIMEON

Noël aux Caves de la Craffe:


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L'harmonie des caves de la Craffe

"Dans les années 1950 – 60, les parents et les autorités éducatives choyaient les enfants (avec modestie mais avec joie et bonne humeur) ou entrepreneurial. Chaque entreprise Maxéville (Solvay, Permali, Keller, Caves de la Craffe, etc …) fêtait la fin de l'année avec une fête de famille avec leurs employés et leurs familles. Pour nous c'était grandiose. Surtout dans les caves de Craffe! …

Nous sommes entrés directement dans les caves, d'énormes espaces voûtés où étaient alignés, parfois sur plusieurs hauteurs, d'énormes fûts en bois remplis de vin et ça sentait bon… Nous étions très petits, mais toutes ces cachettes pour jouer. Nous traversions plusieurs caves que nos pères avaient nettoyées pour l'événement des arbres de Noël.

Puis nous sommes arrivés dans les splendides caves peintes pour les réceptions. Il y avait deux chambres, elles étaient plus basses que celles que nous venions de traverser. Nous sommes arrivés dans notre chambre, tout en bas, peints au mur, nous attendaient à Craffon (sûrement le père de M. Chardot, le patron). Devant lui, un podium et un magnifique sapin de Noël scintillaient. Des bancs ont été installés pour accueillir les jeunes, sur les tables d'appoint recouvertes de verres, de boissons (jus de fruits, sirop d'eau ou de limonade de la maison), de gâteaux, de fruits qui nous attendent pour gouter.

A côté, il y avait une autre pièce réservée aux adultes, c'était une fête sérieuse (les enfants étaient interdits …). Il y avait plus de lumières, il y avait des tables hautes avec des chaises où il fallait monter, il y avait du vin, du champagne, un repas de vieilles choses. C'était la salle Bacchus (peinte à l'arrière de la salle comme Crafon, mais plus lubrique) dit tout …

Mais nous avons eu notre fête, une fois un film, une autre fois un spectacle, magiciens, marionnettes, clowns, chansons, goûter. C'était des rires, des cris, des applaudissements, de la joie, du bonheur. Sans oublier, pendant les quelques instants de l'entracte, les parties de cache-cache dans les caves au milieu des fûts qui sentaient le vin. Nous avons passé un après-midi à couper le souffle. Ensuite, le patron de mon père, M. Chardot, a reçu le père Noël avec sa grande capuche qui nous a donné à chacun un jouet, un livre ou un objet (choisi par les parents auparavant, mais payés par l'entreprise) ainsi qu'un bibelot de friandises.

Et tout se terminait par une chanson sur Noël, souvent "petit papa Noël". Et nous sommes rentrés dans la nuit avec les bras pleins, les yeux pleins de lumière et l'esprit rempli de merveilleux souvenirs.

Mon dernier souvenir d’une fête de Noël, c’était de participer avec l’harmonie des Caves de la Craffe, créées un an auparavant pour les employés des caves, à un concert que nous avions donné dans la salle Bacchus. Autres souvenirs …

Depuis lors, lorsque je revisite ces lieux chargés de si bons souvenirs, je rêve de les voir ressusciter avec leur joie de vivre. "

Jean-Marie PIERRON

Noël en famille:

" Quand j'étais encore assez jeune (années 55-60). Les festivités ont commencé avec l’arrivée de Saint-Nicolas qui a passé la nuit dans les familles à apporter des bonbons, des oranges, des cacahuètes, un cadeau que nous avons découvert au lever. Et si nous n'avions pas été trop sages, le Piper Fouetteur laisserait un fouet.

Ensuite, il y a eu le défilé de Saint-Nicolas à Nancy et nous en avons profité pour aller regarder les enluminures et les décorations des magasins en concurrence pour l'ingéniosité en proposant toutes sortes de décorations animées. C'était magique …

Quelques jours avant le 24 décembre, mon père et moi allions couper le sapin dans les bois au-dessus du sol.

Tout a commencé le 24 au soir. Et pour attendre la messe de minuit et le soir, il était nécessaire de préparer la salle à manger.

Nous préparions la venue de Jésus en dressant l'arbre et sa mangeoire. C'était un art.

Nous avons dû choisir l'emplacement, pas trop chaud, que cela ne dérange pas, que tout le monde puisse voir. Lorsque l'emplacement a été déterminé, il était nécessaire de monter l'arbre pour qu'il ne tombe pas. Ensuite, nous avons installé le décor de papier de roche qui abritait la crèche et ses personnages (à l'exception du petit Jésus qui n'était pas né) et nous avons terminé la décoration et l'éclairage de l'arbre.

Pour 22h30, nous sommes allés à l'église pour assister à la messe de minuit. C'était illuminé, tout respirait la fête et la joie. D'un côté de la nef, une partie restait sombre. À minuit, une procession de membres du clergé et d'autel quitta la chorale en direction de la partie sombre. L'un d'eux portait l'enfant Jésus dans ses bras.

Arrivés devant cette partie de l'église, les chants de la naissance du Christ ont éclaté, les lumières ont illuminé l'étable. Et le prêtre a placé le bébé dans la crèche qui se trouvait entre Marie et Joseph, les bergers et leurs moutons (il manquait les hommes sages qui ne sont arrivés que 8 jours plus tard).

Quand nous sommes rentrés à la maison, le petit Jésus est également né (???), et de nombreuses friandises et cadeaux nous attendaient au pied de l'arbre. Nous avons été ravis et nous avons déballé ce qui nous a surpris.

Alors que nos parents et notre famille s’apprêtaient à se réveiller, nous avons profité de quelques instants de nos cadeaux avant de nous coucher.

Plus âgé, j'ai participé un peu plus à la nuit de Noël. Après la messe de minuit, suivait une messe plus courte (qui était le premierère 3 masses basses), la suivante vers 6 heures et la dernière vers 10 heures. "

Jean-Marie PIERRON





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