Prevost en route pour son centenaire -Acheter sur Amazon -44 % Réduction





© Le Soleil, Caroline Grégoire

Le fabricant d'autocars Prévost a célébré samedi son 95e anniversaire en organisant une visite de son usine de Sainte-Claire de Bellechasse, à laquelle ont participé quelques milliers de personnes. Pour le vice-président directeur général de la société, François Tremblay, la diversification reste la clé des prochaines années. Cette année marquera le centenaire de la société, qui emploie 2 200 personnes et produit 800 autocars par an.

"À court terme, nous envisageons beaucoup la possibilité d'un ralentissement économique en 2020. Certains segments sont plus exposés, mais notre activité est maintenant tellement diversifiée qu'elle devrait aider à faire face à la situation", a déclaré M. Tremblay.

Prévost produit naturellement des autocars interurbains, étant un important fournisseur de sociétés comme Keolis et Greyhound, mais aussi des véhicules affrétés utilisés pour les visites de villes, des véhicules convertis pour le monde des visites musicales et de véritables autocaravanes vendus à plus de 3 millions de dollars. "Nous vendons environ soixante maisons par an pour les maisons motorisées", a déclaré François Tremblay, ajoutant que le marché des navettes pour les entreprises technologiques de la Silicon Valley était également en plein développement.

Des milliers de personnes ont visité l'usine St. Clair à Bellechasse samedi.© Le Soleil, Caroline Grégoire
Des milliers de personnes ont visité l'usine St. Clair à Bellechasse samedi.

Marché émergent

"C’est un marché émergent où il ya beaucoup d’avenir. Vous rendez-vous compte que Facebook disposera bientôt d’un parc de 1 000 véhicules, soit presque autant que les 1 200 véhicules d’un transporteur comme Greyhound en Amérique du Nord?" Ces sociétés, telles que Facebook, Google et Amazon, emploient des employés qui vivent loin de leur lieu de travail en raison du coût de la vie prohibitif dans la zone autour du siège. Ces travailleurs ont perdu deux heures par jour à se rendre au travail et les navettes Google, par exemple, peut payer des frais de connexion Wi-Fi de 3 500 dollars par mois sur ces bus ", explique-t-il.

Bientôt, Prévost ouvrira un centre de services de 66 000 pieds carrés à Hayward, près de San Francisco, pour desservir les bus achetés par les sociétés de technologie. "Le service est l’un des défis de ce secteur, car ces entreprises, contrairement à celles avec lesquelles nous traitons, ne sont pas des opérateurs. Notre nouveau centre aura pour clients ces entreprises de technologie, mais aussi pour ceux qui achètent des bus nolisés. service pour les véhicules fabriqués par nos concurrents ", poursuit François Prévost.

Il ne cache pas non plus le fait que Prévost, avec l'aide du département de recherche et développement de la société mère Volvo, explore actuellement de nombreuses nouvelles technologies dans le sillage de la tendance à l'électrification des transports. "Nous ne fabriquons pas encore d'autocar électrique, la technologie n'est pas encore au point, mais ce sont des options que nous n'avons pas le choix d'analyser."

Le marché des navettes pour les entreprises technologiques de la Silicon Valley est également en plein essor.© Le Soleil, Caroline Grégoire
Le marché des navettes pour les entreprises technologiques de la Silicon Valley est également en plein essor.

Croissance américaine

C'est aussi du côté des États-Unis, où Prévost réalise 80% de son chiffre d'affaires mais ne détient que 35% du marché, soit la croissance future de l'entreprise qui occupe déjà 85% du marché canadien. Son usine de Plattsburgh, près de la frontière américaine, devrait contribuer à mieux répondre aux exigences de la loi Buy American Act, qui passera de 65% à 70% du contenu américain le 1er octobre.

La société produit environ une centaine d’autocars par an dans son usine de Mexico et à peu près le même nombre à Plattsburgh, alors que la majeure partie de la production est encore à St. Clair. "En ayant une variété de fournisseurs, nous pouvons en utiliser certains pour répondre aux exigences de la loi" Buy American Act "et d'autres pour nous permettre de réduire nos coûts de production", explique M. Tremblay.

En ce qui concerne la pénurie de main-d'œuvre qui touche de nombreuses entreprises québécoises, Prévost se porte bien également, mais ses dirigeants restent lucides. «Un jour comme aujourd’hui, il sert entre autres à faire connaître l’entreprise. Nos travailleurs ont une ancienneté moyenne de 20 ans, nous savons donc que nombreux seront ceux qui prendront leur retraite. C’est pourquoi nous accélérons le recrutement et analysons divers scénarios, tels que la flexibilité du temps de travail, pour attirer et garder nos travailleurs. "

Et pour les spécialités où la main-d’œuvre est difficile à trouver, comme la soudure, Prévost doit aussi se démarquer car elle est en concurrence avec des employeurs comme les chantiers Davie. Prévost recrute désormais également à l'international: France, Tunisie, Royaume-Uni, Brésil, pour certains métiers, notamment la mécanique qui est également devenue une denrée rare.





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