La Commission européenne va vérifier si Amazon "respecte les règles de la concurrence" -Code Promo Amazon -61 % Réduction





Le roi du commerce électronique est soupçonné de violer les règles en exploitant les données de vendeurs indépendants qui utilisent son site.

Par Alexandre Piquard Publié le 17 juillet 2019 à 12h29 – Mis à jour le 18 juillet 2019 à 10h55

Temps de Lecture 3 min.

Logo Amazon au centre logistique de l'entreprise à Boves (Somme), le 13 mai.
Logo Amazon au centre logistique de l'entreprise à Boves (Somme), le 13 mai. PASCAL ROSSIGNOL / REUTERS

La prédominance de Google, Apple, Facebook, Amazon (GAFA) et les pratiques anticoncurrentielles qui pourraient en découler sont du ressort du viseur des autorités des deux côtés de l'Atlantique. La Commission européenne a annoncé mercredi 17 juillet l'ouverture d'un "Enquête approfondie" sur Amazon: "J'ai décidé d'examiner de près les pratiques commerciales d'Amazon et son double rôle en tant que marché et détaillant, afin de déterminer si l'entreprise se conformait aux règles de la concurrence de l'Union européenne."a déclaré Margrethe Vestager, commissaire européenne chargée de la concurrence, dans un communiqué. En effet, Amazon vend des produits directement sur son site Web, mais les met également à la disposition de vendeurs indépendants.

Comme annoncé en septembre 2018 à l'ouverture d'une enquête préliminaire, les soupçons de la Commission se concentrent sur les données collectées par Amazon, en tant qu'exploitant de sa plateforme, sur les ventes de marchands tiers, qui sont également ses concurrents. Les autorités antitrust se demandent si Jeff Bezos & # 39; Par exemple, la société ne repère pas, par exemple, de bonnes ventes sur un article, puis crée et promeut sa propre offre ou fixe ses prix.

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La Commission déclare qu'elle se penchera également sur "Le rôle des données dans la sélection des gagnants de la" boîte d'achat "". La "boîte d'achat" est le bouton jaune qui vous permet d'ajouter un article en un clic à votre panier. Il s’agit d’un problème crucial pour les marchands, car de nombreuses ventes sont effectuées avec ce bouton. Mais ses critères pour y accéder en tant que vendeur, qui incluent le prix du produit ou les stocks disponibles, ne seraient pas totalement transparents.

"Nous coopérerons pleinement avec la Commission"

Amazon, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 232,9 milliards de dollars (207,7 milliards d'euros) en 2018, risque beaucoup. Les sanctions infligées par Bruxelles dans ce type d'affaires peuvent atteindre jusqu'à 10% du chiffre d'affaires. "Nous coopérerons pleinement avec la Commission", a répondu laconiquement Amazon.

Cette annonce est tombée alors qu'Amazon, comme Apple, Facebook et Google, avait été interrogé la veille par un comité de la Chambre des représentants des États-Unis sur des accusations de pratiques anticoncurrentielles. L'occasion pour Amazon de développer son argument. "Nous n'utilisons pas de données sur des marchands individuels", a expliqué Nate Sutton, un officier juridique d'Amazon. La vente de ses propres produits est courante chez un distributeur, a-t-il expliqué.

Interrogé sur la domination d’Amazon, Sutton a également assuré que la plate-forme ne représentait que 4% du commerce aux États-Unis et " beaucoup " concurrents, tels que le leader des supermarchés Walmart. Refusant le passage au commerce électronique comme un marché "séparé", où Amazon règne avec une part de marché de 50% …

Les arguments de la société n’ont pas empêché le démocrate démocrate américain Val Demings de se demander si les publicités pour la promotion de produits sur Amazon ne ressemblaient pas à "Impôt" supplément prélevé sur les vendeurs "Dépendant". La démocrate Lucy McBath s'est posée la même question à propos des services logistiques d'Amazon, que les marchands peuvent utiliser. "Les frais payés par les vendeurs sont en hausse," a déclaré le président démocratique du sous-comité, David Cicilline.

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Règles imposantes

Parallèlement aux travaux du Congrès, la Commission fédérale du commerce (FTC), une des autorités de la concurrence aux États-Unis, a ouvert une enquête sur Amazon. Elle s’intéresse aux services de données et de logistique, mais aussi, selon le site. Recoder le pack de services Amazon Prime (vidéo à la demande, jeux en ligne …), proposé aux abonnés de son option de livraison rapide.

L’autorité allemande de la concurrence a également annoncé mercredi 17 juillet la fin de sa procédure contre Amazon, la société ayant accepté de modifier ses contrats avec ses vendeurs: pour éviter des décisions jugées arbitraires et opaques, les déréférences devront maintenant être motivées, notifiées à l'avance et peut faire l’objet d’un appel.

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La Commission européenne a déjà infligé une amende de 8,2 milliards d’euros à Google pour trois cas de violation des lois antitrust, et la FTC demandera 5 milliards de dollars à Facebook pour violation de données. Cependant, les autorités de la concurrence et les législateurs débattent de plus en plus du besoin d’autres recours, qui permettraient de corriger les pratiques ou d’imposer des règles aux plateformes comme le secteur des télécommunications. Amazon – comme Google, Apple ou Facebook, également dans le viseur des deux côtés de l'Atlantique – pourrait être le sujet.

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